vendredi 19 septembre 2008

Parce que... J+10



Toujours pas de mots, toujours peu de larmes, toujours beaucoup trop de monde pour moi...

Je survis dans un monde inconnu... Je ne me reconnais pas moi même...
J'ai vu des choses que je ne pensais jamais voir, pas si "jeune", pas déjà...
J'ai vu des choses qui m'ont fait au chaud au cœur,
J'ai entendu des gens parler, s'exprimer... et je les ai écouté.
J'ai vu des larmes qui ne sont pas les miennes, celles des autres... des surprenantes, des inattendues, des agaçantes...

J'ai qu'une hâte, me retrouver seule...
Mais alors toute seule... juste quelques heures... même quelques minutes...
Et enfin rentrer à Paris, dans l'anonymat quelques instants...
Que personne ne sache, que personne ne me renvoit cette image brouillée, que personne ne me juge, me dise, ou même me touche...


mardi 9 septembre 2008

Parce que ... mon père, ce héros...

"C'est _juste_ pas possible..."

J'entends cette phrase depuis plus de 24 heures maintenant...
Des voix qui s'éteignent à l'autre bout du fil, l'absence de mots...

...rien...
... _juste_ pas possible...

Pour moi, c'est _juste_ irréel, impensable, inimaginable...
J'ai l'impression d'être dans un mauvais film, ce n'est pas moi qui fait ces gestes...

...un automate...

Pour me convaincre, je repasse cette image derrière mes paupières...
Elles s'ouvrent humides,
et je sens la colère qui gronde à l'intérieur...

Ça va _juste_ être pas possible...

...Pourtant, mon héros...

mardi 2 septembre 2008

Parce que ... au bord de l'implosion...



… il vient de se marier …

Celui par qui tout a commencé...

Celui par qui tout est ce qu’il est aujourd’hui...

Le Roi, le Prince…


...Marié,

Coup dur (bas)



lundi 1 septembre 2008

Parce que ... Elle me plaît aussi...

Je replonge doucement, les yeux brillants, humides...

Je replonge dans ce que je fuis ... avec quelques années de sursit à mon actif, je le sens, cela vient, je n'y peux rien, plus rien...
Je n'ai jamais vraiment su comment faire, j'ai essayé, aujourd'hui, je me sens vide, vidée, sans substance, ... transparente ...

Ça ira mieux demain, après demain aussi, mais aujourd’hui, non.

J'ai mis les pieds dans le plat, je ne suis pas sure que cela sera suivi d'effet...
Il me parle d'avenir, de choses à construire, de ce que l'on voudrait... de ce qu'il me dit depuis le début presque...
De choses dont je suis plus qu'au courant, de sa vision, que j'ai appris à partager, parce qu'elle me plaît aussi...
De ce que l'on pourra faire dans 2, 3, 4 ans...

J'ai juste dit que c'était bien, mais qu'il y avait peut être autre chose à faire auparavant, qu'il y avait un truc quand même dont (presque) tout dépendait... Il a acquiescé, il a dit qu'il ferai...
Pas de planning, pas de méthodes, pas d'échéance... pas de stratégie, pas d'organisation... Rien...
J'avais mes larmes qui montaient, doucement, en faisant ma vaisselle et en l'écoutant derrière moi me confirmer cette absence de prévision...

Dans le vague, je le suis encore...

Construire sur des ruines, ça n'a jamais été facile...

Je ne finis jamais les choses, ... je n'ai pas changé tant que ça...

vendredi 29 août 2008

Parce que ... c'est reparti...

La vie va reprendre son cours...
Un peu d'appréhension, je ne sais comme réagir...
Je crois que je vais laisser faire, le laisser maître du jeu, au risque de ne pas pouvoir espérer ce que je veux...
C'est une carte importante qu'il a en main, une qu'il tient depuis quatre ans, maintenant...
Et ce n'est pas à moi de l'abattre, même si j'en rêve...
Elle est à lui... rien qu'à lui, c'est lui qui décide...
S'il décide...

Les vacances sont finies, enfin juste peut être...
Le soleil est lui aussi rentré chez lui, me laissant à peine moins pale qu'il y a quelques semaines...
Encore un été, encore un an de plus...

J'ai le cœur un peu serré, cette semaine dans mon chez moi qui est occupé par un autre n'a pas été aussi difficile que je le pensais...
Mais il faut que je refasse ma valise, que je laisse cet appartement à celui qui l'occupe en ce moment et que je retourne dans celui qui me ressemble un peu, mais qui est le sien...

J'ai longtemps vécu en faisant et défaisant mes cartons, aujourd'hui cela se limite à une valise, un sac avec un disque dur plein de ces choses importantes...

Comme quoi, je change aussi...

jeudi 14 août 2008

Parce que ... Gamine

Comme une petite fille, j'ai hâte, je deviens impatiente...
Je retrace ce que j'ai à faire d'ici demain, fin d'après midi...
J'en ai même oublié le dîner de ce soir...

Je rêve que la journée passe vite, très vite... Mais les minutes s'éternisent...
J'ai envie d'être demain, de mettre mes quelques habits dans cette valise...
Je me demande déjà comment tout ce que je veux prendre va rentrer dedans...
Est ce que j'ai vraiment besoin de ça ? Et ça ? Ah non, pas ça...!
Je prépare aussi la semaine d'après, s'organiser pour ne pas à avoir faire trop de navettes...

Et je n'ose même pas imaginer ces quelques jours au (j'espère) soleil.
Je m'arrête au voyage en train...
Je ne veux pas voir ce qui se passe après, je veux le vivre... je veux y être!!

Dans 5 minutes, je crois que je vais commencer à trépigner...

mardi 12 août 2008

parce qu'...enfin...


Déjà un an, un peu plus même.

Les choses ont changées, évoluées, tant bien que mal, doucement, très lentement,
Mais elles ont quand même été un peu bousculées.
Elles le seront (j'espère) encore...

Ce soir, j'ai repris le métro, un mois et demi que je vais au bureau en voiture, rarement voir jamais seule...
Long, très long, mais plongée dans un très bon livre, un où on aimerait être le héros !

Un petit sourire aux lèvres dans la rue, le casque sur les oreilles, seule, presque enfin...
Soirée cuisine tranquille à la maison qui n'est toujours pas la mienne, sans personne autour de moi, enfin...
ColocBis (parce qu'il y a un bis) ne comprend mon plaisir à rentrer vite, m'enfermer à double tours et respirer le calme de cet intérieur...
Il est tellement rarement calme et le sera encore moins après, qu'aujourd'hui, j'en profite avec allégresse... 
De nombreuses soirées sympa, avec des gens, sympa, toussa... 
Mais quel bonheur de s'entendre rêver, sans rien autour, en (presque) plein paris.
En attendant ce départ, pour ce là-bas, où je vais mettre mon monde en pause... enfin...
Vivre autre chose, autrement, sans crainte, pleine d'envie...
Enfin...