vendredi 20 juin 2008

Parce que... Vous n'allez même pas ...

... vous en apercevoir...

Je file au bord de l'Océan, quelques jours, peut être même quelques temps...

Qui sait, peut être un peu plus, de temps, pour écrire...

++

jeudi 12 juin 2008

Parce que ... 10...

Bien ...
A part dire que c'est un peu la misère en ce moment, je n'ai rien a dire !
Terrifiant, je ne prends même plus le temps, ce qui est plutôt pas mal, compte tenu de mon état général, cela m'évite de me poser trop de question...

Après le binz de l'entourage, il y a eu le binz chez moi, Murphy n'étant jamais très loin, il était probable que je n'y échappe pas...
Pour le moment, ça tient.. On ne sait pas trop comment, mais ça tient, c'est le principal... L'essentiel...

Tous les lits de toutes les maisons sont occupés, c'est une peu étrange comme sensation... Je vis dans deux endroits, je ne peux en appeler aucun chez moi... l'un ne l'est pas encore, l'autre l'est de moins en moins... Je vis dans une petite valise, dans un petit sac, me suffisant de plus en plus du minimum, perdant cette habitude d'avoir plein de grigri... s'alléger au maximum...

Plus que 10 jours à tenir, plus que 10 jours pour retrouver son bleu/gris, son calme ou sa tempête, son voile... plus que 10 jours avant de se causer seule à seule...

lundi 2 juin 2008

Parce que ... Faux contact

Les mains aux ressorts déglingués
Les pensées dézinguées
Les fils arrachés

Le froid d'une carcasse désoudée

Je sens des faux contacts
dans le métal de mes circuits
A défaut de contact
la lumière s'est évanoui

Les lèvres aux paroles bien brossées
Le regard dévissé
Les fils arrachés

Le reflet désarticulé

Je sens des faux contacts
dans le métal de mes circuits
A défaut de contact
la lumière s'est évanoui

Des mains aux ressorts déglingués
Des pensées dézinguées
Les fils arrachés

jeudi 22 mai 2008

parce que ... binz

Aie aie aie... 
Une sensation étrange, une semaine étrange...
Qui y a t'il dans l'air ? Un soupçon d'orage qui ne veux pas éclater ?
Une multitude de choses en tête qui ne veux pas trouver le chemin de la sortie, de mes doigts, de la réalisation. 

C'est légèrement le chaos autour de moi, et je vis ça comme ça, comme une fatalité, qui ne me touche pas, ne me regarde pas, mais qui pourtant occupe pas mal mon esprit.
Je ne trouve plus les mots aux maux, je ne trouve plus les mots tout court. 

J'aimerai parfois (souvent) vivre dans un monde sans paroles, sans obligation de parole. Un monde où il est possible de se taire quand on sait mais que l'on a aussi rien à dire, de plus, de mieux, de réconfortant, de rassurant. parce que l'on sait déjà, d'avance, que c'est un pseudo mensonge de mauvaise augure... parce que ça ressemble à une obligation, à une politesse, un devoir... et qu'il n'y a rien de plus banal et détestable...

Un monde de silence, où seul le regard suffit à faire passer tout ce que l'on a là, de coincer au fond du coeur, que tout ce que l'on peut lui apporter, on l'apportera, que tout ce que le peux donner comme soutien, on le donnera, mais que l'on peux pas faire à sa place, et surtout que l'on ne veux pas faire à sa place. parce que pour tout ça, il faut de la force, de la conviction, de la détermination... et que nos réserves sont déjà un peu à sec...

mercredi 14 mai 2008

Parce que ... Grrrr ...

Tout m’énerve aujourd’hui.

Tout ce que je déteste dans mon boulot est en train de m’exploser à la figure… Pas forcément ce que je déteste d’ailleurs. Juste les attitudes de ceux qui m’entourent…

Tout ça, au moment même où je reçois THE courrier, que j’attends depuis, au moins quelques années, concrètement depuis 5 mois… Je savais bien que ça allait me perturber un peu ce truc : rentrer dans la norme, être comme les autres, dépendre de la volonté du dessus, devoir de réserve et autres conneries…

J’étais bien dans mon statut de précaire, un sentiment (juste un sentiment) de ne pas appartenir à ça… de ne pas être comme eux, une différence…

Sauf que la précarité, c’est bien au début, ça va un peu… A un moment, disons que l’attrait de la stabilité - professionnelle - se fait ressentir… Chose faite aujourd’hui, de façon très imparfaite encore mais avec une attache relativement bien fixée.

Je ne sais pas si maintenant, j’aurai plus voix au chapitre, j’aurai plus mon mot à dire, à faire entendre, plus loin que les sphères habituellement utilisées.

Mais en tout cas, je suis sure que ça ne va pas me faire fermer ma grande bouche de râleuse, et que je pesterais toujours autant contre ce qui me fait détester ce lieu, que je ferai toujours un peu ce que je peux pour que ça se passe mieux.

Après tout, mes précédents collègues avaient vu juste, le jour où j’ai arrêté de râler dans les couloirs, c’est le jour où j’ai su que je partais… Ici, c’est pareil, le jour où je ne pesterais plus, c’est que j’aurai trop pesté … dans le vide.

Grrrr, zut, je deviens comme tout le monde !

mercredi 23 avril 2008

Parce que... Résister

J'en crève.
D'une certaine façon, je me freine.
J'ai peur de l'idéalisme que je me fais de cette relation. peur de mélanger fantasmes et réalités. De croire que ce je veux est ce que j'ai.
Nos échanges sont troublants, tellement vrais qu'ils font/peuvent faire fuir.
Je résiste à cette envie de te dire que j'en crève de ne pas te voir ce week end, que je veux être à l'abri dans tes bras, écouter tes silences, me sentir moins seule en partageant nos angoisses. Placebo, guérir le mal par le mal. Sûrement, peut être... Mais tellement bon, tellement moins lourd. Je me prévois plein de choses à faire pour ce week end, pour masquer cette envie. Mais je sais déjà comment cela va finir. Que les échanges que nous avons cette semaine sonneront creux. Et que tu vas le ressentir, et en souffrir. Mais tu/on a(s) dit stop, doucement…
Alors je m'y teins, je tente…le ventre en boule... la gorge serrée.

vendredi 11 avril 2008

Parce que... Parenthèse...

Dans ces moments là, j'ai besoin de parenthèses.
Des moments privilégiés, simple comme un apéro dans un petit rade au coin de la rue.
Des moments inhabituels, fait d'inconnu et de plaisir.
Des moments hors du commun, partagés le temps de leur existence.
Des moments qui ne s'oublient pas, mais dont on ne parle pas.
Des moments qui ne sont pas affichés dans la « vraie » vie.
Des moments cachés, inavoués.
Des moments surtout inavouables.
Mais des moments qui me redonnent un brin de vie, en me perdant un peu plus.
Mais des moments qui font que le calme revient doucement.
Mais des moments qui me font sentir en vie et envie.
De la douceur des mots au plaisir des échanges.
Du partage sans contre partie.
Des moments où l'on s'oublie tous, sans avoir la crainte d'un réveil difficile.
Des moments qui ne mettent pas une barre dans le crane le lendemain.
Des moments qui laissent un goût de sucre dans la bouche, un goût de sel dans le cœur.
Des moments d'apaisement, où le reste n'existe plus, où l'on laisse passer que le meilleur sans chercher à éviter le pire.
Des moments où l'on se frôle, où l'on s'effleure sans s'ébranler.
Une parenthèse presque volée, une parenthèse presque non méritée.
Une parenthèse complémentaire mais pas accessoire.
Une parenthèse indispensable.