lundi 10 septembre 2007

Parce que ... Montréal...

On s'est dit adieu

Sans rien se promettre

Au revoir est un vœu

Trop plein de peut-être.

On s'est séparés

Devant une vitrine

Toute illuminée

De la rue Ste Catherine


Perdu rue Rachel

J'ai dû marcher trop

Faut que je me rappelle

Où je prends mon métro

Les rues les quartiers

Je les connais à peine

Je fume des dumorier

Que depuis une semaine


Je suis mêlé, je m'emmêle les pédales

Je suis tout mêlé dans les rues de Montréal


Je passe chez un pote

Station St Laurent

Lui et sa gang fument du pot

Sans perdre leur accent

Et la souveraineté

Entre souverainistes

C'est un sujet qu'est discuté

Neuf fois sur dix

Pendant qu'ils refont l'histoire

Des referendums

Je tire sur le pétard

Que me tend un tchum

Ca me gèle la face

Faut que je bouge d'ici

J'ai plus que le goût de sucer de la glace

En Abitibi


Je suis mêlé, je m'emmêle les pédales

Je suis tout mêlé dans les rues de Montréal


D'habitude j'aime bien l'hiver

Je trouve ça beau quand tout est blanc

Quand y a de la neige partout par terre

Et qu'on s'enfonce en marchant dedans

Mais là j'avoue je suis tanné

Sur le Mont Royal y avait plein de monde

Au pied de la stèle de Jacques Cartier

Personne m'a vu pleurer ma blonde


Je suis mêlé, je m'emmêle les pédales

Je suis tout mêlé dans les rues de Montréal (bis)


Olivier et Frédéric VOLOVITCH

Parce que ... lecture fortement déconseillée!

Je suis inquiète, inquiète.
J'ai peur de ce que je viens de lire et des sentiments que cela fait naître en moi. Intrigue et peur.
Je retiendrai les mots suivants : Amour, abandon, douleur, peur, perte et perdition.
J'ai peur de vous, toujours. De ce que vous faites de moi, de là où je serai prête à aller pour vous.
Mais pourquoi ? Pas d'amour, pas par amour, pour vous. Pour moi alors ? Pour me perdre un peu plus ? Douter et souffrir encore ? Jusqu'à l'humiliation ?
Pourquoi ? Pour rien... même pas l'amour.
Juste une tendresse volée, des mots qui me paraissent soudain si apprivoisés, si maîtrisés. Vous les connaissez, vous les savez parfaitement, les utilisez juste à vos fins ... Je ne sais pas. J'ai peur de moi avec vous, de vous sur moi. N !

...

Excès, crainte.
Je reste dans ma bulle. Musique dans les oreilles, le coeur aux bords des lèvres. Je ne sais pas si c'est le coeur ou la peur. Je suis vaseuse, mal, dans un état étrange. J'ai peur de l'excès. J'ai peur de la perte de repères, de la destruction. De la perte tout court. J'ai peur, très, plus que de la crainte. Je ne sais pas. J'ai les yeux qui ne savent pas s'ils doivent pleurer ou rire. Sentiment étrange. Je me sens seule avec mon peu de mots. J'ai l'impression que sur ces nouveaux sentiments, il faut que j'invente des mots pour les décrire. Je ne trouve pas la retranscription de mes états dans ceux que je connais habituellement. J'ai peur quand je lis ce livre et que je ressens la perte de contrôle dans cette histoire, de l'un et de l'autre, mais surtout de l'une. Mais je me sens également rassurée quand je vois votre visage devant mes yeux. Alors que c'est vous qui me faites jaillir ces peurs/ craintes en moi. Elles sont liées à vous.
Le stylo n'écrit pas assez vite, très mal. Je n'arriverai jamais à me relire!
Mais ces sentiments sont si fulgurants que je ne veux pas en perdre une miette. Ils passent, reviennent, d'une autre force, jamais identique et pourtant si similaire.
J'ai la sensation que dans ce RER, mon mal être, mes doutes se voient aux yeux de tous comme pourrait se voir mon appartenance (future ? déjà actuelle ?) à vous, à vos mains.
Je doute de vous malgré la confiance offerte, acquise. Je doute de moi. Est ce vraiment vous qui me faites envie de ces envies, de ces jeux ou est ce moi qui les délivre, trop enfouies en moi si longtemps qu'elles m'échappent, offertes elles aussi au quasi premier venu ?

Mon "chez moi" approche, depuis quelques minutes, je rêve de refermer à jamais cette porte derrière moi et de ne plus en sortir. Fermer la boite de Pandore a peine ouverte ou m'enfermer pour mieux vous attendre?

Je perds déjà les pédales. Je suis en manque de vous, de vos mots, de vos gestes, de votre odeur, de cette puissance, de votre présence. Alors que je refuse l'idée d'appartenir à quelqu'un, je me sens déjà prisonnière de vous.

Et cet homme qui me parle, il ne peut pas comprendre, il me demande son chemin. Je marche vite, je cours presque. Est ce pour arriver plus vite aux toilettes ou est pour me retrouver plus vite face à cette boite mail si pleine de vous mais si vide d'instantané.

vendredi 7 septembre 2007

Parce que ... c'est beau une ville, la nuit...


mercredi 5 septembre 2007

Parce que... la peur du vide…

J'ai régulièrement ce petit frisson dans le creux du ventre en ce moment.

Il est étrange, différent, pas habituel…

Il est comme moi, il hésite.

Il hésite entre la peur, l'angoisse, le stress mais aussi la joie, le bonheur, la douceur.


Il y a une effervescence autour de moi en ce moment que je ne maîtrise pas.

Je devrais même dire, pour être plus exacte, qu'il y a une effervescence dans ma vie à moi que j'ai toute seule que je ne maîtrise pas.

Il y a plein de mouvements, plein d'événements, plein de bouleversements ces derniers temps

Je les regarde, je les admire, je les trouve chouettes, je les trouve intéressants

Mais je n'ai pas l'impression de les vivre…


Entre les cartons qui ne sont pas vraiment les miens, les peintures et l'aménagement pour ce qui ne sera pas vraiment chez moi, entre les douceurs qui ne sont pas vraiment pour moi, les instants de plaisir quasiment volés, entre les cours qui ne sont pas vraiment ma vie mais qui prennent quand même de la place… tout ça, ça se passe, et je le vois, je le sais mais je n'en profite pas assez…

Et là, tout de suite maintenant, le seul que je pensais vraiment vivre, celui qui me faisait très plaisir, envie, vient de tomber à l'eau...

Fuck © EPP


mardi 4 septembre 2007

Parce que ... Je grogne donc je suis !

Ca y est… c'est officiel… C'est la rentrée

Déjà la semaine dernière, y'avait comme un petit air de retour dans les couloirs…

Mais ça allait encore, des collègues sympas, des fumeurs, des gourmands… retour aux habitudes tranquillement, des qui savent que, toi, t'es encore pas partie, à part le week end du 15 août… sous la flotte…

(Non, je ne suis pas jalouse, juste crevée)

Mais là, aujourd'hui, c'est mort… Le troupeau des « jusqu'au dernier moment » est rentré !

Je vais tous les tuer, l'un après l'autre…

Ca fait deux heures qu'ils sont arrivés, ils n'ont encore pas allumé leurs ordi, ont fait le tour des bureaux, sans oublier le mien (fais c…), ont raconté de long en large leurs surper-méga-top-vacances-en-camping-chez-l'habitant-dans-la-belle-famille-sous-la-flotte-mais-pas-autant-que-vous-ici-on-a-fait-des-UV-pour-vous-faire-croire-qu'on-a-eu-du-soleil etc. etc.

(Non, je ne suis pas jalouse, juste pas eu assez de soleil !!)

Et la cerise sur le gâteau, c'est l'autre là… Mains rêches, baveux, toujours un truc à dire et à te le crier dans les oreilles !

On vient de la même province… Alors il se sent obligé de m'en parler à chaque fois que l'on se croise, depuis 3 ans, alors que nos bureaux sont séparés par le couloir… Vous imaginez le nombre de fois que cela fait ?

Ce matin, je crois que j'ai oublié toutes les règles de bonnes manières (juste ce matin ?), j'ai entendu sa voix au bout du couloir, j'ai pas levé la tête de mes stats, continuer mon étude, même quand il a franchi d'un pas énergique la porte de mon espace vital… J'ai juste répondu bonjour, il a continué à parler tout seul 5 minutes… moi toujours la tête baissée… il est parti en grognant… Peut être qu'il va me faire la tête pendant six mois… Purée si ça pouvait être plus !!!

Oui, le matin, je suis pas polie, pas aimable, pas sympa, la tête dans l'oreiller jusqu'au 4eme café/clope, le sourire coincé en mode « je mords »…

Oui, je déteste les rentrées, les retours, les faux blabla puants de d'hypocrisie, des arrondis parce qu'il fait entretenir des bonnes relations pour pouvoir espérer obtenir deux/trois éléments d'information dans l'année…

Oui je déteste tous les cons qui m'entourent, non je ne suis pas mieux qu'eux (surtout en ce moment) mais ce n'est pas la peine de me le rappeler…

Oui, je ne suis encore pas partie en vacances et ce n'est que de ma faute, oui oui, je sais, j'avais qu'à dire « non non »… Et zut ! Je viens de me faire griller pour jeudi soir aussi... Grrr


Oui je suis mal lunée ce matin et alors !!!


Vivement que je me casse !!!

vendredi 31 août 2007

Echanges

N,


Je tarde un peu à vous répondre... mais vous avez accompagné mes pensées tout au long de la journée.


Si je suis bien avec vous, je vous ai donné une bride de réponse hier soir, que je vous confirme aujourd'hui.. Je me sens bien avec vous, je me sens comme jamais je n'ai pu me sentir...


Déjà lors de nos premières conversations, j'avais un plaisir immense à vous retrouver... qui s'est confirmé lors de ce dîner en tête-à-tête, un peu chacun sur ses gardes, un peu en attente de l'autre, sans trop savoir... Et notre première nuit ensemble restera en moi très longtemps... les suivantes aussi...


Vous êtes là en permanence, j'ai l'impression de vous connaître depuis toujours alors que j'en sais si peu de vous... J'ai l'impression de vous avoir voulu depuis très longtemps...
Je vous parle, je vous dis mes sentiments, mes ressentis, mes envies, ce que je suis comme je l'ai rarement fait...
Avec vous, c'est si simple, de vous parler, je n'y réfléchis même pas... Hier soir, apres avoir écrit ce long mail (dont la longueur m'a moi-même impressionnée), j'étais un peu perdue, pleine de doute sur mes envies et vous êtes apparu juste à ce moment précis, ce moment ou j'avais besoin de sentir plus que votre présence. C'est pour cela que je vous ai dis à ce moment que je venais de me rendre compte à quel point vous étiez proche, présent voir indispensable...


Je m'attache aussi à vous, je m'en défends un peu, mais pas très violemment comme j'ai pu le faire d'autres fois avec d 'autres... La peur de l'attachement, de la perte qui peut suivre n'ont pas lieu d'etre avec vous aujourd'hui...

Je suis sereine, même si tout devait s'arrêter demain... J'aurai eu l'impression de toucher du doigt l'impossible... et cela suffira amplement à me donner l'envie de continuer à vouloir toujours l'impossible, toujours plus, toujours ce qu'il y a de mieux puisqu'en fait, il existe bien quelque part... sous la forme que l'on veut lui donner, mais il existe.. Il est...


Pour ce qui est du sujet qui nous rapproche... comme vous me l’avez dit récemment, nos envies et notre plaisir à nous faire l'amour nous en a un peu éloigné.. Mais c'est si bon aussi... le rythme n'est pas insurmontable pour l'heure... le dialogue entre nous est pour le moment le plus parfait... ni trop, ni pas assez... Le mail que je vous ai envoyé sur le site nous en donnera plus loin sur ce qui me fait peur... mais permet aussi de me faire avancer sur ce que je veux...

Je me sens bien avec vous N... je n'aurai jamais pensé pouvoir être aussi libre et ouverte avec un "presque" inconnu... J'ai envie que cela dure, j'ai envie que notre jardin secret se construise... J'ai envie de partager celui avec vous, et peut être même bien d'autres...

O, qui vous embrasse, doucement et rêve secrètement de votre peau contre la sienne...