Parce que c'était bien, Barcelone... Parce qu'en fait, je n'ai plus grand chose à écrire... ni à dire... Je laisse couler tout ça sur moi en ce moment, pas très envie ni de prendre du recul ni de poser ce qui se passe ou pas... Parce que ça n'y changerai pas grand chose, Parce qu'il y a encore un grand vide qui me rougit trop les yeux pour regarder autrement et autre chose. Parce qu'au final, ça va... même si cela ne devrait pas, tant que ça...
PS : Ça m'a fait plaisir de te voir et bien plus encore.
J’ai parfois l’impression d’être comme une bête en cage.
Je me sens comme enfermée, enfermée en moi.
Envie de fracasser tout ça, de balancer par la fenêtre tout l’encombrant et de ne garder que le meilleur.
L’envie d’imploser aussi.
Et aussi, de plus en plus présente, l’envie de revivre ces moments qui m’ont apporté tant de désillusions, de tristesse, de souffrancemais rarement autant de sourires, de douceur et de confiance en moi.
De connaissance aussi.
Et d’amis aussi.
Même d’am… .
Puis aussi, l’envie d’aller plus loin, plus vite, de laisser court un peu à tous ce qui me passer par la tête parfois, un peu juste, pas trop… Il me manque un petit, tout petit, coups de main…
Et puis, je me dis que ces envies sont peut être pour des mauvaises raisons, alors j’en reste là avec elles…
Sauf qu’elles commencent à ne pas dater d’hier, à rester, à devenir indélébiles…
Sauf que des fois, souvent, j’en ai envie… et que la vie m’a montré récemment que remettre à demain n’était pas une si bonne idée que ça… qu’elle pouvait être plus courte que prévue aussi… Sans crier gare…
Toujours pas de mots, toujours peu de larmes, toujours beaucoup trop de monde pour moi... Je survis dans un monde inconnu... Je ne me reconnais pas moi même... J'ai vu des choses que je ne pensais jamais voir, pas si "jeune", pas déjà... J'ai vu des choses qui m'ont fait au chaud au cœur, J'ai entendu des gens parler, s'exprimer... et je les ai écouté. J'ai vu des larmes qui ne sont pas les miennes, celles des autres... des surprenantes, des inattendues, des agaçantes...
J'ai qu'une hâte, me retrouver seule... Mais alors toute seule... juste quelques heures... même quelques minutes... Et enfin rentrer à Paris, dans l'anonymat quelques instants... Que personne ne sache, que personne ne me renvoit cette image brouillée, que personne ne me juge, me dise, ou même me touche...
Je replonge doucement, les yeux brillants, humides... Je replonge dans ce que je fuis ... avec quelques années de sursit à mon actif, je le sens, cela vient, je n'y peux rien, plus rien... Je n'ai jamais vraiment su comment faire, j'ai essayé, aujourd'hui, je me sens vide, vidée, sans substance, ... transparente ... Ça ira mieux demain, après demain aussi, mais aujourd’hui, non. J'ai mis les pieds dans le plat, je ne suis pas sure que cela sera suivi d'effet... Il me parle d'avenir, de choses à construire, de ce que l'on voudrait... de ce qu'il me dit depuis le début presque... De choses dont je suis plus qu'au courant, de sa vision, que j'ai appris à partager, parce qu'elle me plaît aussi... De ce que l'on pourra faire dans 2, 3, 4 ans... J'ai juste dit que c'était bien, mais qu'il y avait peut être autre chose à faire auparavant, qu'il y avait un truc quand même dont (presque) tout dépendait... Il a acquiescé, il a dit qu'il ferai... Pas de planning, pas de méthodes, pas d'échéance... pas de stratégie, pas d'organisation... Rien... J'avais mes larmes qui montaient, doucement, en faisant ma vaisselle et en l'écoutant derrière moi me confirmer cette absence de prévision... Dans le vague, je le suis encore... Construire sur des ruines, ça n'a jamais été facile... Je ne finis jamais les choses, ... je n'ai pas changé tant que ça...